. Sitt al-Mulk .
Portrait à l'aquarelle : Sitt al-Mulk , puissance et pouvoir
Sitt al-Mulk, née en septembre 970 à al-Mansuriyya et décédée le 5 février 1023 à al-Qâhira, a joué un rôle crucial dans l’histoire fatimide. En tant que princesse de la dynastie, fille du cinquième calife al-‘Azîz, demi-sœur d’al-Hâkim, et tante d’al-Zâhir, elle a marqué la transition entre ces règnes.
Sitt al-Mulk est née dans le luxe en 970, fille du futur calife al-Azîz. Son père, aimant et influent, lui construit un palais et lui offre une garde rapprochée. Elle devient rapidement une figure politique influente, participant même à la réhabilitation du vizir Ibn Nastûrus en 989.
Bien que les princesses fatimides ne se marient pas, elles jouent un rôle social important en soutenant des œuvres charitables. Sitt al-Mulk, particulièrement favorisée, excelle dans la politique du palais et exerce une influence significative.
En 996, à la mort subite de son père, elle tente sans succès de prendre le pouvoir, mais al-Hâkim est couronné. Elle prend ensuite ses distances progressivement avec al-Hâkim, prenant soin du jeune al-Zâhir, fils d’al-Hâkim, et se détachant de la politique désastreuse d’al-Hâkim.
En 1021, à la disparition d’al-Hâkim, Sitt al-Mulk assure la continuité de la dynastie en plaçant al-Zâhir sur le trône. Elle devient régente, éliminant tout rival potentiel, et œuvre pour restaurer l’ordre après le règne chaotique d’al-Hâkim. Sitt al-Mulk rétablit les finances de l’État, annule les concessions fiscales abusives d’al-Hâkim et rétablit des droits et libertés. Elle décède en 1023, laissant derrière elle un héritage de femme de pouvoir, ayant préservé la dynastie fatimide.
